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30/06/2007

Jeu de miroirs je de l'amour j'veux de l'amour

Je te déchiffre
Pas à pas
Péniblement

Je me torture les méninges
Je me bute aux mots
Je me perds dans un dédale
Je prends un sens
Et son contraire

Cette fois c'est sûr j'erre
DSCI0013.JPG
Jeu de miroirs déformants
Je demandais qui es-tu
Je me retrouve à qui suis-je
Où est ma place
Qui sont ces gens
Que veulent dire les mots
A quoi jouons-nous tous

Conseiller à l'emploi ?
Mon rendez-vous en prison
Un rmiste de moins comme un homme à la mer
Sans vagues ni remous
Ca fait baisser les statistiques du chômage
Un homme qui s'est noyé
Comme un amour se meurt

Rions

Dieu bizarre rappelle-moi ton nom
Je ne m'en souviens plus
Amour ?
Tout ça ?
Vraiment ?

Les mots ne brûlent rien
C'est nous qui nous brûlons
A trop les prononcer
Ou pas assez

Rions

Pour une fois rions

Je te déchiffre
Peu à peu
Paisiblement

10-2-94





Etat de choc
La vie accélère ses mouvements
Je m'émerveille
Heumpty Deumpty me lit jabberwocheus
Petite fille je découvre
Les secrets de mon île
En ta compagnie
Femme je retiens
Tes livres
Ton souffle
Ta main
J'écoute
La montée du désir
Je m'éloigne de toi parce que tes yeux me manquent
Je m'approche à ta bouche parce qu'elle me manque
Je veux tout te savoir
Je veux m'ancrer à toi
Je veux faire provision de toi
Je veux t'aimer
11-2-94

10:20 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

29/06/2007

Parler

Parler effrayer le silence
Enjamber
Pas fière au fond d'avoir tué par impatience
Ce qui ne s'est pas dit

Prendre des mots les aligner
Des mots pour oublier
Ce qui ne s'est pas dit

Dire "il fait beau"
Dire "ah les jours rallongent"
Dire "ah le temps passe vite"
Ne pas dire "quand je suis avec toi"

Ne plus savoir dans la réalité
Que j'écris ton regard
Qu'il prend pour moi une autre intensité
Comme un soleil me brûle

Il fait beau

T'observer en regardant ailleurs
T'attendre en ayant l'air
De courir
T'apprendre
M'éprendre
Ne plus savoir

Dire "si ce n'est pas l'amour
Ca lui ressemble"

Quand s'arrête le jour ?
Quand cessent les questions ?

8-2-94







Comme une mer retient ses vagues
Au bord du sable
Je viens vers toi
Obstinément
Infiniment
Attirée par mille reflets
De ressemblances et de contraires

Entre coquillages et galets
C'est ta trace que je suis
Pas à pas

Je t'évoque au vent
Ma force ma chaleur
Ma compagnie
Au vent séducteur

Voilà que tu t'approches
En douceur

De ton ombre frôlée de ton nom murmuré
Entre sable et galets

Demain réel
Tu me feras reprendre ma distance
Comme une mer
Je retiendrai l'excès
Au bord de mes lèvres
Au bord de mes rêves

Mais aujourd'hui je peux imaginer
Ta présence comme une mer
Immense

22:10 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

27/06/2007

Amour amer

Je me crispe dans un échange
Où je ne rencontre que moi
Pour la quatrième fois
Silence branché de la télé
Mes livres qui ne parlent plus
Mes enfants qui sont éloignés
mon épicier qui est fermé
C'est la cinquième dimension
Tu le demandes
Je pense à toi
Et je me heurte à mes désirs à mes délires à l'absence
De quoi

Emmène-moi si tu veux bien
Loin des turbulences des suffrajetées
Loin des broumbruptrulations
Vers un opisthodonne dont tu aurais l'accès
Dans la traversée d'un miroir rétroversé
D'un désert denséifié par le chant d'oiseau de tes yeux
Nous nous retrouverons au bord d'un réverboir
Où nous pourrons danser à d'autres lendemains

Laisse-moi seulement écouter
Ta voix de musique douce
Reposer dans le nid de ton regard
Guetter ton sourire qui désarme
Mon désespoir
M'enchanter à la source
Du renouveau
Ne plus quitter les plages unies
Interminables de

Le 6-2-94 au soir
























Le 6-2-94

Je quête un absolu que je n'atteindrai pas
Je quête une patience qui ne soit pas de moi
Je quête à un regard une complicité
Un regard auquel m'accrocher
Je quête ce que je suis ce que je peux donner
Je mendie de l'amour

J'ai beaucoup voyagé jusqu'au fond d'autres âmes
J'ai failli m'y noyer et je m'y suis meurtrie
Mais j'en ai ramené des trésors enfouis
J'en ai vaincu la peur la haine la colère et la pitié aussi

J'ai vécu et j'ai ri
Et j'ai pleuré parfois
Du poison violent des passions

J'ai conclu qu'il ne faut plus se laisser faire
Et qu'il faut vivre autrement
Que les hommes me désespèrent
Infiniment

J'ai beaucoup de choses à te dire
Je ne le savais pas hier

Tu es un autre voyageur
Nanti d'autres souvenirs
Je te rencontre et j'ai envie
De m'asseoir à ta table
Et d'écouter tes récits

Qu'as-tu cherché trouvé
Que connais-tu que je ne sais pas
Tous les hommes ont leurs mystères
Mais c'est toi que je veux entendre

Quels chemins ferons-nous ensemble
Réponds j'ai peur à nouveau


















Tes mots glissent malhabiles
et abstraits
sur les vitres de la vie
et leurs traînées d'émotions tues
gardent en elles leurs mystères
de comètes prêtes à éclater

Qui es-tu ?
passant qui trace des chemins
d'espoirs toujours renouvelés

présence

de l'enfance retrouvée assumée
de gestes calmes et familiers
apaisants

Debout et partageant le pain
et la demeure où le feu et l'horloge
rythment l'attente et le bonheur
au centre d'un tableau flamant

Ou solitaire guettant
dans la folie du monde qui t'implore
et dont tu t'évades en rêvant
à un autre monde possible

Non-dit

Homme robuste et fraternel
consciencieux concentré
méticuleux
observant provoquant
les désirs les attentes
le jeu
homme fidèle et fragile
de calme d'ombre et de lumière
la barque de Manet
Max Ernst Magritte la pierre la maison
la vie qui se construit
simple et compliquée

Dans tes yeux

A Joseph, le 4-2-94

14:30 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

 
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