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18/01/2008

Chacun devrait laisser son bilan-testament

Chacun devrait laisser son bilan-testament








Qui ne suis-je pas ? Un point dans l’infini.


Je suis donc encore moins qu’un point dans l’infini. Mais je pense. En France, nous avons eu Descartes. Ben on dirait pas. On dirait que nous avons oublié notre héritage culturel.

Montaigne, pour l’éducation, et Rousseau. Le siècle des lumières.

Nous avons eu 2 ministres de la culture: Malraux et Lang. Lang, plus pour l’esbrouffe. Peut-être.

Les présidents ont-ils les ministres qu’ils méritent ? Alors, nous pouvons citer De Gaulle et Mitterrand. Toutes opinions politiques confondues.

Cela reste bien sûr encore à prouver. Mais nous avons pris une dangereuse tendance. Celle qui consiste à donner son avis sur tout. Et surtout sur ce qu’on ne connaît pas. Sans chercher à prouver. Sans rien démontrer. Les français cartésiens ? Plus depuis longtemps, je crois.

La télé occuperait le quart de nos journées.

Nous imposons aujourd’hui à ceux qui viennent en France de savoir le français. Pas à tous, bien sûr. Aux plus pauvres. Egalité. L’immigration choisie.

De quel point de vue parlons-nous lorsque nous acceptons sans froncer les sourcils toute la panoplie de répression (mot qui se marie très bien avec régression) qui accompagne ce choix ? Nous en reparlerons.

Pour l’heure, nous sommes seulement un point, fragile et dérisoire.




2. Et si nous sommes français, nous devrions nous imposer d’’intégrer notre héritage culturel.

Et si, avant de m’interroger sur ce que savent les autres, j’organisais un bilan de mes propres connaissances ?

Et si je me posais la question de ma place dans l’univers.

J’ai presque 60 ans et de graves problèmes de santé. Graves, je ne sais pas (encore?) à quel point.

Je ne suis donc pas immortelle.

17:30 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook

01/10/2007

Second voyage au pays de l'Art Brut (premier jet)

Mon premier voyage, il y a 2 ans, m'a menée jusqu'au Palais Idéal du Facteur Cheval, dans la Drôme, et, en arrivant au Parc Güell à Barcelone, conçu par Gaudi, cette année, j'ai su qu'il devait en être ainsi.

Mon premier voyage itinérant au pays de l'Art Brut comportait également des visites aux musées de Hauterive et Lapalisse, ainsi que chez des artisans de l'Ardèche et de l'Allier, avec la découverte d'artistes totalement méconnus.

Comme M. Cousin à Château-Chinon, dont la façade et tous les murs intérieurs de la maison étaient ornés de milliers de petites figurines, moulées au ciment et peints de couleurs vives: il expliquait que pour ses moulages, il utilisait tout, les boîtes triangulaires de Roquefort, rondes de Camembert, aussi bien que des personnages creux collectionnés dans les barils Bonux et aujourd'hui introuvables.

Ou Georges Brichet à Lanzac, qui récupérait à la rivière des bois flottés volumineux, éparpillés ensuite dans son champ, comme des animaux en train de brouter l'herbe ou de se grouper en clan, naturellement. Il expliquait que nous n'étions pas les seuls à nous arrêter, qu'un procureur de la République passait parfois et qualifiait l'oeuvre de très originale.

J'ai commencé celui-ci par la Fabuloserie.

14:50 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

03/07/2007

Et le ciel brûlait dans tes yeux

A la cassure des forêts
Tout soudain se met en arrêt

A l'emplissure de la neige
Mon pas hésite je l'abrège

En ce mois de décembre usé
Je ne peux plus rien composer

Le silence est total entier
C'est le silence de la neige
Sainte Vierge de Monastier
Ecoute-moi Ô Blanche Vierge
Veille ma mère sil te plaît
Ô Sainte Vierge je t'en prie
Rends-moi ma mère et mon passé

Soleil de fin d'après-midi
Elle tricote et moi je lis
Elle raconte son histoire
Enfant jeté enfant bâtard

A Usson plein de diables noirs
D'horribles gargouilles en pierre
La grande et la petite histoire
Margot les hommes et ma mère
Se rejoignent en cauchemar
Comment y voir enfin plus clair

A Eringhem tu te souviens
Mes seuls liens à la vie ma mère
C'est ton coup de fil quotidien
Et mon aînée qui vient de naître
La solitude me tuait
Mais aurias-tu pu davantage
J'avais fait un mauvais mariage
J'étais dans ta continuité

Un châle noir au vent s'envole
Dans le silence de Randol
Ma soeur Lydie me l'a offert
Une chaleur dans ce désert

Tu m'as donné le goût ma mère
De rire quand je désespère
Pierre est le nom de l'avenir
Le dernier qui t'a fait sourire

A ma mère, janvier 2000. Bien qu'hémiplégique et aphasique, elle continue à vivre, avec le même ciel qui brûle dans ses yeux, le même soleil, le même sourire...

08:30 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook

 
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