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17/02/2011

ne jamais baisser les bras !!!

Il faut que je partage ça avec vous: j'ai 60 ans, l'année 2010 n'a pas été facile, facile, et voilà que je viens de signer un contrat avec un éditeur, pour un livre à paraître fin mars sous le pseudo Anne Arel et le titre (Con)iophore ! Plus de 40 ans que j'attendais ça (ben oui, mes copines voulaient toutes être instits, et moi, écrivain). Comme quoi, avec un peu de patience, et beaucoup d'attente...

Alors, malgré les pigeons qui ont squatté le 3ème étage (et que je croyais chasser avec un appareil qui émet un sifflement suraigu, mais j'ai plutôt l'impression qu'ils ont tous copiné avec celui-ci), malgré l'immeuble qui se dégrade à cause de la mérule, malgré, malgré, malgré, je me sens plutôt en joie...

Je savais bien que mes 60 ans, ça allait être une année importante, d'ailleurs, j'avais même organisé une grande fête pour l'occasion (et je n'ai jamais retrouvé les couteaux, alors que j'avais ramené un mouton qui avait eu le bonheur de vivre avec les Monts d'Arrée en face de son pré, et qu'un voisin a apprêté avec patience), et puis, j'ai eu 2 fois des petits-enfants jumeaux (bon d'accord, je n'y suis pour rien, enfin si, mon fils et ma fille, ils sont de moi), et puis, on avait réussi à réunir mes parents malgré les lourdeurs administratives... Et puis, et puis... 

20:23 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook

04/11/2010

vive la soupe, minestrone, venise

Je suis allée à Venise en septembre, et j'y retournerai: cette ville est plus étonnante encore que Barcelone, et le camping Ca savio, face à la mer, au milieu des pins et déserté des aoûtiens vaut (presque) celui de Tarragone... Le musée d'art moderne est riche, les restos abondants et accessibles, les rues colorées et gaies (et sans voitures, faisant redescendre les pieds sur terre et la tension, d'ailleurs, je ne prends plus d'antidépresseurs, la marche les remplace, salutairement.

J'y ai goûté le minestrone, et je ne m'en passerai plus. Non que ce soit un joyau culinaire, mais c'est le principe (la base): pas de mixage, donc pas de bruits de moteur (hé oui, y a pas que les voitures, quand on écoute bien), et la simplicité, 15 légumes qu'on cuit, et dont on retrouve la saveur dans sa bouche... et consistante, avec l'ajoût de pâtes ou de riz (au choix). De haricots blancs. Carottes et légumes du potager (poireaux, navets). Légumes méditérranéens (poivrons, courgettes). Tomates. Quelques aromates, épices. Pas plus compliqué que ça. J'adore. Je me régale. Sauf hier, où j'ai eu la main trop lourde pour les pâtes. Même au pif, faut quand même doser, ajouter les légumes au bon moment pour la cuisson, faire les haricots, le riz, à part...

10:19 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

08/01/2010

c'est où l'enfer ?

De quel côté se trouve l’enfer ?

   Mon père.

De quel côté se trouve l’enfer ?

   Mon père.

   Il a 79 ans. Je lui téléphone tous les jours. Depuis qu’il est allé à l’hôpital. Trois semaines. Pour une chute. Nous habitons à 655 kilomètres l’un de l’autre. J’ai 20 ans de moins. Mais je suis déjà en invalidité.

   J’ai été plus éloignée de lui, pendant longtemps. Un jour, à la résidence pour personnes âgées où vit ma mère, hémiplégique et aphasique, j’ai proposé une projection de photos de mon voyage autour de l’art brut en France. Les pensionnaires étaient présents, et ma fratrie, et mon père. Il est devenu plus conciliant.

   Je l’ai senti mal, à l’hôpital. Enfermé, lui qui ne le supporte pas. Un voisin de chambre auquel il se raccroche. Peu de visites. Rien à faire : il ne lit, ne regarde pas la télé, pas le droit de sortir de sa chambre. Prisonnier. De son corps aussi, à peine capable de le soutenir jusqu’aux toilettes. Un constat. Mais aucune plainte.

   A la sortie de l’hôpital, il était prévu de l’accueillir dans une structure adaptée. Faible, et atteint d’Alzheimer. Mais l’interne s’est trompé. L’entrée était en réalité une visite. Ma sœur qui par chance, car c’est par hasard qu’elle a été prévenue, l’accompagne, le ramène chez lui. Il ne se souvient plus d’avoir un appartement.  Il retrouve ses repères une fois à l’intérieur. Elle laisse un message à l’infirmier et aux aides ménagères. Elle doit rentrer chez elle. Ses enfants, son travail. Eloignés.  Nous sommes une famille explosée, et en partie décomposée.  La mobilité,  agite-t-on comme la panacée à tous nos problèmes. La fin des repères familiaux classiques. Une explication aux dérives de la société, peut-être.

   Je prends le train pour le rejoindre, 2 jours plus tard. L’infirmier n’a pas reçu le message : il est resté sans soins durant tout ce temps. Résistant, mon père. J’appelle en urgence. J’occupe mes journées entre mon père et mes visites à ma mère. Le temps extérieur ne permet pas de sortir, glacial et glissant. Mon père n’en a cure. Il faut qu’il  voie sa femme ! Il refuse un taxi : nous prenons le bus. Au retour, le retard du bus dû à la neige nous rend glaçons. Lui est vêtu légèrement, et n’accepte pas que je lui fasse remarquer. Mais le lendemain, il mettra un gros pull. Les jours suivants, il les passera surtout au lit, épuisé. Il faut dire aussi qu’il ne distingue plus le jour de la nuit, et qu’il se lève à 3 ou 5 heures du matin, pour une urgence que je devrai resituer.

  

12:12 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook

 
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