logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

21/09/2015

A la pousuite du shérif de Trédarzinic: famille

 

Le shérif de Trédarzinic

 

On pouvait se demander aussi les dégâts qu'un être aussi abominable, mais gentil d'apparence bien qu'un peu arrogant, pouvait avoir sur sa famille. Une femme qui n'avait jamais quitté le village, bonne catholique, bonne épouse, bonne mère, dévouée, effacée. Des enfants modèles. Rien de déplacé. Le fils comme un Louis Sarkozy, brillant, sûr de lui. D'ailleurs, c'était le prénom qu'il lui avait donné. La fille en Carla Bruni fille, douce, juste un peu à gauche de la droite de celui qui n'avait pas d'étiquette, car dans les villages, il était possible d'avancer masqué.

 

La famille du shérif était donc exemplaire. Faut-il se complaire dans la médiocrité pour ne pas faire de vagues ? Quand je vois le nombre d'enfants et de parents qui se déchirent, se séparent, alors même que je les perçois comme valeureux, généreux, humains ? Qui souffrent de blessures inguérissables, de ruptures incompréhensibles ? Comme si le poids de la vie était plus lourd à porter aux plus vivants ?

 

J'étais moi-même un peu fée, même si avec les siècles j'avais perdu de mon pouvoir, et je ressentais bien toutes ces nuances que comportait Trédarzinic, les ondes négatives. J'aurais dû sans doute ne pas emménager, mais un coup de coeur m'avait attachée à la maison, au paysage remarquable qui l'entourait, et, par la suite, aux habitants de ce hameau qui, il faut bien s'en douter, n'avait pas les faveurs du maire. Donc, pas de tout à l'égout, malgré la pétition que nous avions organisée, pas d'éclairage public, ce qui était plutôt un bien, pas d'espace fleuri entretenu, ce qui n'était pas mal non plus, l'herbe sauvage ayant droit de cité dans ce coin de campagne, bien qu'elle soit massacrée 2 fois l'an, en juin et en septembre, mais plus par les produits herbicides, ce qui n'était pas la faute du maire, qui aurait préféré un désert plus facile à surveiller, et qui n'hésitait pas à faire passer la faucheuse dans le moindre recoin appartenant à la commune. Des arbres qui se permettraient de pousser sur un terrain communal sans qu'on l'y ait autorisé, non, mais retenez-moi...

 

  

 

11:34 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique