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11/11/2012

Mamie, Robert et le sérial

Je suis la Mamie Bato, la Mamie Soircierre, Ogresse, Fée Carabosse (quand on s'appelle Viviane !!!), qui essaie de faire écraser ses petits-enfants sur les routes ou noyer dans les piscines. Mais je vais vous raconter ça mieux dans une histoire qui s'appellera Mamie, Robert et le sérial, et que je viens d'écrire (à la recherche d'un éditeur, deuxième étape !!!)

     I. Mamie apprécie les mauvais managers et les décès précoces…

   Victoire ! Raymonde criait victoire ! Elle se serait jetée nue en hurlant dans la rue, roulé sur les tapis du salon, elle aurait marché sur l’eau, sur les mains, dans la jungle, pour exprimer sa joie ! Si elle n’avait eu 62 ans et déjà des atteintes physiques à son intégrité. Ses enfants  lui avaient finalement permis de prendre les jumeaux avec elle en vacances ! Pas sans mal. D’abord, ils avaient dit NON ! Catégoriquement, définitivement NON !

- Tu ne tiendras pas le coup…

- Ma santé s’améliore. Et grâce à eux. Ils m’ont redonné le goût de vivre, du bonheur, de la complicité.

- Mais 4, tu te rends compte ?

- Je les ai déjà gardés.

- Pas longtemps… Pas ensemble...

- Nous serons 2. Ils ont grandi.

- Presque 2 ans et bientôt 2 ans et demie. C’est là qu’ils ont besoin le plus de surveillance.

- Dans un camping tranquille, familial, fermé.

-  Tu ne pourras pas leur tourner le dos une minute. Alors, question tranquillité…

- Juste 2 semaines…

- Avant, tu faisais ta sieste en même temps qu’eux. Ils n’ont plus les mêmes rythmes.

- L’air de la campagne les assommera.

- Il t’assommera davantage. Et tu ne pourras pas faire Chut ! Mamie fait dodo…

- On s’est bien marrés la dernière fois, avec Dartagnan et Malicia.

- Oui, mais vous aviez une chambre à l’écart. Vous n’avez pas réveillé les 2 autres.

- Si t’étais pas intervenue, nous aurions peut-être dormi…

- Avec leurs 2  jambes en l’air et qui attendaient que tu ouvres l’œil pour se marrer…

- Ils guettaient ma réaction. Si je  m’étais pas esclaffée…

- Tu te fais des illusions. Et puis, même avec 2, je ne serais pas tranquille. Tu as des moments d’absence, d’inconscience.

- Mais non.

- Mais si. Quand tu as mis Dartagnan sur la route pour le photographier.

- C’était une route où il passait personne. Devant un super paysage.

- Tu n’en savais rien.

- J’aurais entendu. J’étais tout près.

- Tu as vieilli. Tu n’as plus les réflexes.

- Merci.

- Tu serais capable de le prendre en photo au bord d’une falaise en lui criant recule, recule, pour parfaire ton image.

- Mon image ?

-Celle de ta photo.

- Exagère pas.

- Et quand tu lui a lancé que tu allais le manger dans le petit bassin de la piscine ?

- Je pouvais pas savoir sa réaction : d’habitude, il rit…

- Et il se sauve…

- Et il se cache : là, où il se serait caché ?

- Il a failli se noyer…

- Heureusement qu’il t’a pour lui sauver la vie…

- J’en ai  parlé avec J.C. C’est non.

  

   De l’autre côté, même son de cloche.

- Mais ce sont des crèmes, Edelweiss et Gatsby…

- Des crèmes un jour. Mais pas 15. Et puis 15 jours sans eux…

  

   Et puis, faut-il remercier les employeurs qui prennent leurs salariés pour des pions sans vie privée, qu’on déplace et qui remplacent au gré de ce qui arrange leurs patrons ? Parfois simplement pour que ceux-ci ne se cassent pas la tête sur leur planning (la vie d’un employé vaut-elle 1 heure de réflexion supplémentaire, surtout, faut-il ajouter, dans un monde si complexe et si pressé, citrons-sardines, métros surpeuplés, urbanisation galopante ?)  Son fils vit ses vacances remises à une date ultérieure, et pas de nounou pour garder les petits.

   Il y eut dans le même temps un décès chez son beau-fils. Il ne pouvait se permettre de manquer à l’enterrement, qui nécessitait un long voyage. Raymonde ne savait pas si  les sentiments rendaient sa présence indispensable, ou les préjugés,  mais elle aurait volontiers embrassé l’aïeule décédée, même froide : ils acceptaient de lui laisser les enfants ! Ils les reprendraient au retour…

   Dieu en qui Raymonde n’est pas sûre de croire (mais comme elle doute de tout !), sois ici remercié ! Pas 15 jours avec tous,  mais bien du temps quand même avec ses petits, ses chéris, ses adorés, que pouvait-elle demander de plus ?

  - Oui, je sais, ce sera pas facile, soupire-t-elle alors qu’elle a encore envie de hurler sa joie, de danser autour de la table à la manière indienne ou zoulou, de se rouler par terre. Mais plus de sortir dans la rue : elle s’est déjà calmée, l’adrénaline est retombée.

 

14:30 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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