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19/11/2010

mon père est mort et je lui ai écrit une dernière fois, pour la messe

Un père qui nous quitte, c’est quelque chose en nous qui meurt, enfants jamais tout à fait construits, toujours fragiles.

   Ces dernières années, nous nous sommes beaucoup retrouvés, à travers ta souffrance dans la maladie et ta solitude, et les nôtres aussi, parfois, et malgré la distance, et tu es parti en paix, je crois, devoir accompli.

   Homme toujours occupé, tu ne supportais pas de n’avoir rien à faire, et tu avais encore cette semaine des projets d’aller peindre chez les autres, et sûrement aussi des rêves de jardins.

   Homme libre, homme indépendant.

   Et cependant si attaché à ta femme. Fidèle depuis 60 ans, tu as choisi de la rejoindre dans sa résidence médicalisée, et nous avons tout fait pour qu’il en soit ainsi.

   Tu répétais sans cesse de bien profiter de la vie, et tu demandais des nouvelles de tous, étonné d’être 19 fois arrière-grand-père, 6 jumeaux cette année.

   Est-ce de toi que me vient ma créativité, mon goût de la nature, mon besoin de tout garder, et chacun de tes enfants retrouvera en lui un peu de toi ?

   Je me souviens, petite, tu me portais sur tes épaules, par des crépuscules pluvieux, est-ce pour cela qu’ils m’émeuvent toujours ? Et les parties de cartes, où tu étais le plus chanceux.

   Nous étions une famille, et c’est à chacun d’entre nous de resserrer les liens autour de notre mère, pour que tout cela ne soit pas trop lourd à porter.

   Notre frère voyait notre grand-tante dans un nuage qui s’isolait dans le ciel, peut-être es-tu aussi quelque part.

   Maman, à qui j’ai lu ce texte, me demande de rajouter qu’elle t’aime. Et qu’elle ne sera pas toute seule à vivre son chagrin de ton absence.

00:21 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

04/11/2010

vive la soupe, minestrone, venise

Je suis allée à Venise en septembre, et j'y retournerai: cette ville est plus étonnante encore que Barcelone, et le camping Ca savio, face à la mer, au milieu des pins et déserté des aoûtiens vaut (presque) celui de Tarragone... Le musée d'art moderne est riche, les restos abondants et accessibles, les rues colorées et gaies (et sans voitures, faisant redescendre les pieds sur terre et la tension, d'ailleurs, je ne prends plus d'antidépresseurs, la marche les remplace, salutairement.

J'y ai goûté le minestrone, et je ne m'en passerai plus. Non que ce soit un joyau culinaire, mais c'est le principe (la base): pas de mixage, donc pas de bruits de moteur (hé oui, y a pas que les voitures, quand on écoute bien), et la simplicité, 15 légumes qu'on cuit, et dont on retrouve la saveur dans sa bouche... et consistante, avec l'ajoût de pâtes ou de riz (au choix). De haricots blancs. Carottes et légumes du potager (poireaux, navets). Légumes méditérranéens (poivrons, courgettes). Tomates. Quelques aromates, épices. Pas plus compliqué que ça. J'adore. Je me régale. Sauf hier, où j'ai eu la main trop lourde pour les pâtes. Même au pif, faut quand même doser, ajouter les légumes au bon moment pour la cuisson, faire les haricots, le riz, à part...

10:19 Écrit par viviane rommelaere dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

 
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