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12/02/2010

il est encore temps de parler de 2010 ?

Ma fille accouchera. Je continuerai à me demander si les assurances ont raison de ne pas prendre le risque de me couvrir durant 15 ans (prêt pour l'achat d'une maison et décision de prendre mon indépendance, pour lequel j'ai essuyé des refus suite à la maladie: ah, la convention aeras !!!).
 
   L’avenir existe quand on est encore capable de l’imaginer et de le construire. Je me dis que j’ai eu pas mal de ratés dans ma vie, mais  mes enfants, je les ai réussis. J’espère que j’aurai encore le temps de réaliser mes rêves, ces livres qui leur tiendront compagnie plus que qui que ce soit, ces présences que je n’ai pas connues tant mon mariage a été une énorme solitude, jamais vraiment comblée ensuite.  
 
   Je mourrai avec le souvenir de mon père comme quelqu’un qui m’aura accueillie, certes dans la maladie, mais qu’importe. A mon père, j’aurai tout pardonné, et cela m’aura ouvert des portes de tendresse et de légèreté. Je ne sais si le père de mes enfants sera capable de communiquer avec eux un jour, de se mettre vraiment à leur recherche, surtout à leur place. Je l’avais choisi car il ne leur ferait pas de mal. Je crois qu’il a surtout été absent. Nous étions trop différents l’un de l’autre. Comme mes parents. Mais à l’inverse de ma mère, j’aurai pu divorcer. Nous payons un lourd poids à notre passé. Je n’ai pas encore raconté l’histoire de ma mère. J’ai essayé de passer à côté. On n’échappe pas à la place qu’on occupe.  
 
      Je ne parviens pas à éviter la boulimie, comme si une vie rangée m’était impossible. J’ai entendu dire qu’aux Etats-Unis, l’obésité amenait l’espérance de vie à 55 ans. J’en ai 4 de plus. Mes sœurs après des cancers sont encore plus pessimistes. Ma mère a 81 ans et rayonne, dans son fauteuil même plus roulant, dans son immobilité bougeante. Le monde me semble encore plus effrayant. Et pourtant, nous continuons nos routes, et nos petits bonheurs dont il faudrait que nous apprenions à nous contenter. Je crains la souffrance. La solitude. Mais je me sens forte de tant de souvenirs. Comme à l’hôpital lors de mon AVC, où je revoyais cet après-midi allongé à l’abri des rochers sur le sable d’une plage dont je ne me souviens plus du nom, mais où nous étions ensemble. Entre les invasions barbares et le roi pêcheur, je me situe au-delà des cauchemars et des peurs, dans un avenir qui s’appelle peut-être la conscience.    
 
      Comment découvrir le paradis ? Peut-être qu’il ne se découvre pas. Peut-être qu’il est en soi. Peut-être que ce sont ces milliers de français, puisque nous sommes en France, qui cachent des sans-papiers, qui rendent visite à leurs voisins malades, qui recueillent des bêtes, qui sont bénévoles dans des associations, qui manifestent, ou même, qui ne manifestent pas, mais qui sourient à celui qui les regarde, qui encouragent ceux qui bougent, qui sont capables de sentiment.
 
Voilà mes envies pour 2010 et 2011 et ensuite: continuer ce que je en train de réaliser (en 2010, l'apothéose sera une méga-fête)

08:27 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook

Commentaires

Il ya des passages parfois bien difficiles ...
Courage ..

Écrit par : Bernard | 12/02/2010

Merci. L'important, c'est d'en faire quelque chose.Deux fois, j'ai vécu dans des quartiers difficiles, et 2 fois, j'ai fait un mémoire autour de ces vécus (une sublimation, en quelque sorte). Mais actuellement, je ne me sens plus suffisamment d'énergie pour reprendre mes études... Va falloir que j'envisage autre chose.

Écrit par : viviane | 12/02/2010

Chacun de nous craint la solitude et la souffrance et c'est sur le chemin semé d'ornières de la vie que pas à pas, péniblement
chacun tente d'atteindre son paradis. Je ne sais pas s'il existe,
je me contente seulement d'espérer.Amitiées.MONIQUE R.

Écrit par : Monique R. | 12/02/2010

moi, je crois qu'il existe. Je l'ai vécu hier soir, oubliée dans le froid d'une gare pas trop sinistre, puisqu'après une semaine de régime végétarien aux côtés de ma fille, j'ai pu m'offrir un bon (et peut-être ultime) steak-frites. Lorsque mon fils s'est souvenu de moi, 2 heures plus tard, ce fut une grande joie de le retrouver, et de sentir sa confusion...

Écrit par : viviane | 13/02/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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