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20/02/2016

a la recherche de plusieurs lecteurs et d'un éditeur

Mon polar A la poursuite du shérif de Trédarzinic s'achève, au niveau de l'écriture: je remercie les lecteurs (et lectrices) qui m'ont encouragée à le terminer. Il est encore possible de jouer ce rôle, de critique aussi, pour le retravailler encore (si je fais le compte de ce qui m'a été retourné, il y a une unanimité pour dire qu'il est agréable à lire, c'est au moins ça).
 
 
 
 
A présent, je suis aussi à la poursuite d'un éditeur, qui sera probablement plus difficile à rattraper que le shérif qui hante, mais moins que Merlin et les fées, les paysages magnifiques de la Bretagne Nord. Sinon, je serai condamnée à m'auto-éditer, ce qui va à l'encontre de mes capacités: chacun les siennes, et ses limites aussi.
 
 
 
 
Le polar évoque (ou effleure), l'actualité des attentats, des migrants, des agriculteurs, des politiciens, prend incontestablement partie, caricature aussi, à partir d'un vécu partagé, tout y est (presque) vrai, et arrivé. J'y rends hommage à tous ceux qui n'ont que rarement ou jamais la parole, même si trop brièvement.
 
ViviAnne

10:42 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

29/10/2015

sur facebook

A la poursuite du shérif de Trézardinic au temps des loups de Malaunay: voici le titre (presque) définitif de mon prochain roman (presque) autobiographique, qu'il ne me reste plus qu'à peaufiner (le plus long alors que j'y ai déjà travaillé un an, voire plus si affinités).


Trédarzinic se situe entre Trédarzec et Binic, pour ceux qui ne savent pas.
...
Je suis prête à partager le synopsis avec ceux qui sont intéressés (après tout, une oeuvre existe essentiellement par ses lecteurs, qu'ils soient un ou... après on peut rêver).

Je veux dire qu'un acte aussi solitaire et dévoreur d'énergie n'a de chance d'aboutir que s'il est soutenu. Je suis comme un coureur de fond qui aurait besoin de temps en temps d'un coup de pied au cul ou plutôt d'un coup de main (ne soyons pas trop durs avec nous-mêmes). Et comme je ne suis plus non plus toute jeune...

J'avertis mes lecteurs qu'ils devront eux aussi s'accrocher, je ne fais pas dans le simple (Guillemette, tu en sais quelque chose). Mais ne pas hésiter à me demander des éclaircissements.

Je dédie cette première démarche à tous les Gandhi de la terre et de facebook, entre autres Christian Dewaele, dont j'ai perdu la trace du temps du lycée Jean-Bart, du côté de St-Lô ou de la Creuse, si quelqu"un avait une information à communiquer, et à Karin Brühne, mon amie allemande, perdue elle aussi, et à Chantal, Pierre, Marcel, Jean-Marie, Josette, qui ne sont plus de ce monde mais ont fait un sacré bout de chemin avec moi, je parlerai des vivants après.

Et comme le poème de Christian et mon propre voyage dans l'écriture, jamais terminé,

"Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même."
- Gandhi
Gandhi est aussi le nom de la chatte prise en photo et décédée à 14 ans.
RV (Anne Arel)

 

13:49 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

22/09/2015

A la poursuite du shérif de Trédarzinic: disparition

Le shérif de Trédarzinic

 

J'étais en Espagne lorsque j'appris sa disparition. Même en vacances, je ne pouvais m'empêcher de consulter mes mails et mes newsletters. Et l'on s'étonne que le peuple français soit le plus gros mangeur de somnifères et d'anti dépresseurs ! Quand l'on sait l'usage qu'il, et donc moi, fait aussi des nouvelles technologies. Non que je sois contre le progrès. Qui a quand même mis dans les mains de quelques-uns les richesses qui auraient dû appartenir à tout le monde. Mais un peuple aussi sensible que le français ne devrait pas avoir constamment sous les yeux toute la misère du monde. Ni ses faits-divers les plus dramatiques. Cela le force à être méchant en même temps qu'il augmente le déficit de la sécurité sociale, pour lutter contre ses excès de générosité et d'anxiété. Le Front National et autres replis xénophobes ne puisent que là-dedans et dans une simplification à outrance des pensées.

 

C'est la newsletter d'Ouest-France qui m'a mis la puce à l'oreille. Je l'avais presque oublié, cet exécrable, cet arrogant,malgré le mal qu'il m'avait fait, bien que me disant parfois qu'il aurait difficilement vécu la découverte de l'Espagne.Les excès de Gaudi à Barcelone. La Sagrada Familia l'aurait tordu de douleur, révulsé.Bien que toujours inachevée, en attente de donations. J'y avais contribué, toute à l'idée du choc qu'elle aurait provoqué chez mon shérif, qui n'avait pas encore assimilé l'art roman, encore moins gothique et que dire du flamboyant. Tout ce que le pays compte d'audacieux, de coloré, de vivant, il n'aurait pensé qu'à le faire disparaître. L'Espagne des républicains, des Indignados, des Podemos, de l'espoir, de Pablo Picasso et de Garcia Lorca, du tango, du flamenco, des toros qui s'ennuient le dimanche.

 

Même les modestes gravures dans la pierre du camping de Torre de la Mora, près de Tarragone, où je m'occupais au farniente, et qui me rappelaient celles qui soulignaient les chemins du domaine de la Roche Jagu, un lieu qu'il réprouvait mais appartenant hélas au Conseil Général de Bretagne, donc hors de la portée, auraient pu lui être fatales. Quant à Tarragone, ses fêtes religieuses et ses liesses qui montaient haut dans le ciel, portées par le rouge, le blanc et le noir des costumes des participants…

 

Le sang chaud espagnol et son verbe haut, pour qui n'était que mielleux, auraient été insupportables. Il fallait le voir, lors de la manifestation pour la sauvegarde de la ligne Paimpol-Pontrieux, dans celle de la gare la plus éprouvée économiquement, défendre avec hargne le passage du train, intervenant selon un ordre protocolaire, dans lequel on avait essayé d'éviter l'accès des syndicats qui défendaient leur emploi, et où tous les élus se faisaient les yeux doux, lui le regard perdu au-dessus de la masse du petit peuple, puis, à son tour, dévidant la crème onctueuse d'un discours bien tourné.

 

Ah non, pas indigné ni possédé, le pouvoir à sa seule prestance, aux vertus de sa tchatche ! Il y avait encore des gens pour croire qu'on défendait leur droit à circuler que donnent les transports en commun à ceux qui ne possèdent pas de voiture, ou ne peuvent les conduire, trop jeunes ou trop vieux ou trop pauvres ou trop écolos, trop piétons, trop maladroits, trop malades. Mais c'était uniquement l'argent que rapportait cette ligne, qu'une locomotive à vapeur traversait l'été, pour attirer les touristes, qui intéressait les élus de tous poils. Et les voix des commerçants.

 

Pour l'heure, la presse indiquait qu'à la suite de la fête du saumon, que la pollution avait décimé dans le Trieux mais qu'on continuait à célébrer sur ses bords, parfois même en proposant au menu du poisson importé, le shérif, pourtant très présent sur les lieux, obligé de se faire voir, avait été soudain perdu de vue. Une douce allégresse était montée en moi, bien que je sois persuadée de me faire une fausse joie. Je l'imaginais glissant dans la rivière, ou fuguant, mais on avait retrouvé l'impeccable voiture, et aucun corps. Peut-être était-il monté avec les anges, ou télétransporté, on ne sait jamais.

 

Trédarzinic, un millier d'habitants dispersés entre mer et centre Bretagne, entre roches et forêts, entre vaches et moutons, maïs, choux-fleurs et artichauts, au bord des 3 rivières, Trieux, Jaudy et Leff, entre Ploubazlanec et Pordic, aussi. A Trédarzinic, une centaine de hameaux, dispersés sur tout son territoire, aucun d'entre eux si éloigné fut-il n'échappait à sa vigilance. Il fallait compter pour cela sur quelques-unes de ce millier d'âmes, que le hasard avait habilement réparties, et qui se vantaient d'avoir le bras long, et, faut-il ajouter, le téléphone et la certitude que le maire était à l'écoute de la moindre incartade, comme si son rôle était avant tout de réprimer, pour qu'il puisse exercer allégrement son pouvoir. Bien que celui-ci s'exerça surtout contre les plus faibles, personnes âgées, jeunes sans défense, nouveaux venus n'obéissant pas assez à ses lois.

 

On aurait pu croire la Bretagne moins sujette à la délation, d'autant que tout près, à Plouha, la plage Bonaparte, nom de code donné par les services secrets britanniques,ancienne anse Cochat, célébrait le souvenir d'un réseau de résistance, le réseau Shelburn,que vinrent organiser en novembre 1943 les franco-canadiens Lucien Dumais et Lucien Labrosse, son radio,qui permit à 135 anglais de regagner leur île. Ils étaient transportés des gares de Guingamp, Chatelaudren ou Saint-Brieuc jusqu'à la maison des Gicquel, nom de code Alphonse, située à 2 kilomètres.Vingt-trois membres du réseau sont morts pour la France et 503 membres de la corvette anglaise, mais pas son commodore David Leslie Birkin, ont péri en mer. Mais l'être humain étant capable du meilleur comme du pire, le pire avait également cours chez nous.

11:40 Écrit par viviane rommelaere | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

 
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